mercredi 23 décembre 2015

The End...


De retour en Suisse où c'est presque l'été, voici quelques impressions qui me restent de ces trois merveilleuses semaines en Namibie. Si la "journée à records" a eu lieu le jours de notre départ (le 18 décembre, Carlos et Ralf ont établi un nouveau record du monde avec 419 km en aller-retour), nous avons eu des conditions qui m'ont permis d'effectuer pratiquement tous les jours volables des distances entre 60 et 180 km, avec des plafonds entre 3500 et 5500m. Compte tenu de mon sérieux manque d'entraînement, mes élèves accaparant la majorité des bonnes journées, je suis donc comblé. Les conditions cette années ont été particulièrement rudes, avec des turbulences et de violents cisaillements, des remorquages parfois acrobatiques, passant de -3 m/s à +8, de fréquents dust devil, ceci étant peut-être du à l'extrême sécheresse qui règne depuis quelque temps dans ce pays.
Et Carlos qui nous a tous scotché! Commandant de bord à Iberia, ancien pilote de F16, il fait les breefings le matin, puis vole tous les jours entre 7 et 8 heure, reviens se poser à la nuit tombante après avoir slalomé sur 300 km entre les orages quand tout le monde a atterri depuis longtemps, et le soir il rigole encore avec le reste de l'équipe… bravo au nouveau recordmann! (d'ailleurs, l'ancien, c'était déjà lui!).
Et puis l'accueil incomparable de Line et Gina dans l'oasis de Burgsdorf, les délicieux repas de Johanni, la bonne ambiance… on a pas fait de vieux os mais on reviendra!


jeudi 17 décembre 2015

16 décembre... very bad day... mais ça baigne

Peu de vent et des plafonds un poil bas, la Manschaft jette l'éponge. C'est donc une escadrille francohelveticoiberique qui se prépare. Opal décolle en premier derrière Tom et je le suis immédiatement avec Jean-Marie aux manettes.  Rien à dire, ça ne tape pas trop pour une fois.
Laurent repose et Louis se prépare.
Opal au déco
Opal et mois somme déjà partis en direction de Moreson.
Louis, toujours à la recherche d'une nouvelle méthode pour planter des tomates dans le désert, monte d'un cran dans la sophistication. Afin de creuser un trou le plus profond possible, le bougre à l'idée de génie de crocher sa corde d'étarqueur au chariot. L'effet est immédiat et très concluant: un gros cratère sur le Pad. Comme tout précurseur, Louis paye de sa personne et il faut compter avec des effets collatéraux sur la Moyes et sur l'ingénieur agronome himself.
N'ayant pas de nouvelles précise concernant l'état de notre pilote fouisseur,  Opal et mois décidons de poser.
Alors que rien ne laissait le présager, je me fais soudainement arracher la barre des mains... Je tape la quille et rattrape la barre de justesse dans un piqué d'enfer.
Je me pose tout tremblant...
Globalement plus de peur que de mal... mais la frontière est très mince...

Veillée autour du feu... cherchez le sparadrap ;-)
Pour nos remettre de nos émotions, Johannes le cuistot nous concocte des spaghettis bolognèse à la mode de Burgsdorf et nous finissons autour d'un feu... le bonheur retrouvé... enfin ;-)
Ah oui, j'oubliais, Carlos à bouclé 300 km... même pas mal!

15 décembre... Rodéo namibien

Nous sommes suspendus aux lèvres Carlos, notre chef de briefing. Les nouvelles sont mitigées... 30 km/h de nord tournant à l'ouest... tout ce que j'aime :-(

Briefing de Carlos
La task du jour est déterminée:  descendre à Helmeringhausen et remonter le plus au nord possible.
Les cadors partent devant. La deuxième vague se prépare rapidement et tout le monde est en l’air à 12h30.
Tout de suite, je sens que cela va moyennement me plaire. Les conditions sont très hachées et mon fidèle destrier semble revenu à l'état sauvage. Je serre les dents (et les mains sur la barre de contrôle...) et je me jette dans la bataille. La route est connue, les watts sont là, les conditions sont simplement un peu plus musclées que d'habitude.
Imaginez: deux heures sur le Blue Fire d'Europapark...  Ma résistance atteint ses limites et je jette l'éponge avant d'atteindre les tables.
Le Swartrant et ses paysages verdoyants.. (photo L. Zahn)
C'est pas tout ça, mais il va falloir rentrer au nid car il est hors de question de poser dans la pampa si les conditions au sol sont à l'image de celle en l'air. 
Je me jette sur le Swartrant pour profiter du dynamique. Ça marche quelques kilomètres mais je me mets à tomber subitement et je dois me résoudre à rejoindre la C14. Je connais bien la coin et je me refais avec un joli plafond qui me permet de me glisser jusqu'au Pad ou je pose comme un fleur.
Louis est posé chez Foster, Laurent à fait également demi-tour, Opal fera la balise. 
Posé à la maison avec Marcel et Markus
Tout le monde se pose comme dans les manuels, comme quoi 20 km/h de vent, ça aide!
Carlos fera 250 km... no comment ;-)

lundi 14 décembre 2015

14 décembre... Fin de la pause

3 jours de ce fichu mal de dos... Ce matin cela va mieux. Déjà hier soir, les vannes plus ou moins salaces pleuvaient et comme dirais ma femme, c'est signe que le poussin va mieux.
Pas d'Internet pour la meteo du briefing... Nos amis teutons sont perplexes mais mois ça me va très bien. Carlos, désigné chef, met quant même une balise à Betta et une à Bullsport pour un triangle de plus de 200 km.

Faut encore que je me ménage ;-)
 Nous verrons tout ça en l'air. Opal décolle et tient pas trop mal. J'ai moins de chance (ou de talent...) et je dois m'y reprendre à deux fois pour "crocher". Carlos et Opal sont encore là et je me joins à eux. Aujourd'hui, ciel limpide, pas un cum, le vol groupé est de mise. Ayant laissé ma témérité légendaire sur les pentes de notre bon Jura, je file prudemment le train aux cadors.
A ce petit jeu là, je me retrouve naturellement rapidement tout seul. La région ne m'est cependant pas inconnue et je fonce sur le Castel Duwisib après un gros plafond à 3800m. Une fois n'est pas coutume, je me prend du -6m/s bien tassé, je fais moins le malin.
Retour sur "mon" cirque du dernier plafond... Sauvé!
Opal m'a rattrapé et file déjà sur Betta. Carlos, sorti d'on ne sais où, annonce qu'il a déjà passé la balise et fait route au nord.... On est champion d'Espagne où on ne l'est pas!

La ligne directe semble la bonne et je file en direction de Betta. Toujours la même émotion... Dune, Arakis, les vers géants... Je croise Opal qui rentre et je lui emboîté la quille. Il souhaite filer au sud pour tourner les tables mais je suis déjà pas mal émoussé et je lui avoue que je rentrerais bien au Pad.
Pas trop de soucis sur le retour, la vario affiche finesse 12 pour le Pad, ça va le faire.

Les atterrissages de ces valeureux pilotes démontrent une fois de plus l'admiration sans faille que ceux ci vouent à ce magnifique animal qu'est l'albatros. Je bénéficie d'une petit vent miraculeux et je deviens le héros du jour en me posant sur les pieds.
Toutes ces prouesses sont immortalisées par Markus, notre homme de piste du jour.
Laurent ...

Ralph...
Opal...

Votre serviteur... pour une fois sur les pieds...

Tony "Kaiser" Raumhof...

Carlos Punet... sans vent... la classe
Faut tout faire rentrer dans le hangar...
 Bref, encore une très belle journée !

samedi 12 décembre 2015

11 décembre... Irfen 400

Gros mal de dos se déclarant inopinément en levant ma tasse de café (sans rire...). La journée semble compromise :-(
La météo annonce beaucoup de vent et seul Carlos et Louis vont tenter. Le premier avec plus de bonheur puisqu'il posera sur la B1 entre Mariental et Kalkrand. Louis l'infatigable, plus conservateur, posera entre la ferme et le Rand.... Récup pas trop longue pour une fois.
D'autres blog:
http://opalov.blogspot.com/  le blog d'Opal avec une autre vision des événements 
http://www.elements-of-sky.net/  le blog germanophone de Tom

vendredi 11 décembre 2015

10 décembre.... Grrrrrosse récup.


Orage et couverture nuageuse en fin de journée. Les grenouilles sont moyennement optimistes mais çà devrait le faire si on se dépêche un poil.
Opal s'y colle en premier... Je le suis derrière Rheinard. Tout ce passe bien.... Pendant les 30 premières secondes.
A peine atteint le bout de la piste, Jean-Marie se la joue tout à coup genre Papy Boington à la bataille de Midway. Il pique à gauche et perd 20m d'un coup. Je le suis... (Bien obligé...). Comme redouté, il est rapidement satellisé et je me retrouve comme un âne 30m en dessous de l'ULM, corde détendue... Ça sent pas bon tout ça madame...
Ça ne rate pas... Claaac (suis plus très sûr du bruit exact....) le fusible lâche et je me retrouve à 80m sol à peine en bout de piste. Je me bat 5 minutes mais juste assez pour rentrer au hangar et poser dans un vent capricieux, du genre à faire monter les actions des fabricants de tubes inox de 14 (gag uniquement destiné aux possesseurs d’Atos).
Le temps de réparer et tout les monde est déjà parti au sud. Même Louis ne croche plus après deux tentatives... Je décide de faire la récup.
Le temps de remplir la glacière, les messages de détresse se font nombreux. Laurent a fait demi tour et est posé au km 30, Opal se replie sur la route du désert.... Les rideaux de pluies se font déjà très menaçants.

Récup de Laurent
Je récupère Laurent, puis Marcel vers les Tables. Nous apprenons que Rheinard est posé à Helmeringhausen.... Je ne me serais pas déplacé pour rien.

Reinhard
Un numéro bizarre s'affiche sur mon portable... C'est le téléphone satellite d'Opal, il est posé vers la ferme St Clair sur la C27. Nous prenons en belle rincée en route et avons une pensée émue pour ce valeureux pilote laissé seul sous des trombes d'eau. Les paysages sont malgré tout magnifiques et je me régale.
Opal dans sa pampa
Le temps se calme et nous retrouvons un Opal épargné par les cieux comme toujours souriant et heureux au milieu de cette immensité.
Un peu short pétrole et houblon, nous faisons halte dans la très sélecte Betta pour nous y restaurer.
Betta
Le soleil revient, la bière est fraîche et le diesel est à 1 € (je brise un poil la poésie la non?).... Nous sommes bien!

Retour à la ferme juste pour la douche et le souper. 
Encore une belle journée.


9 décembre ... C'est reparti !

Marcel Graber, notre meteosuisse de service, nous l'annonce légèrement humide vers les 16 heures.
Qu'importe, après 3 jours sans, tout le monde à envie de voler.
Carlos nous a concocté une task de 300km..... Mouais.... On va le laisser rêver :-)
Comme je dois monter mon aile, je suis le premier du 2eme pelotton. Carlos et Opal sont déjà loin.
Remorqué nickel de Tom (Jean-marie est en panne de démarreur). Ça monte  bien mais avec un plafond à 3300m on est plus vraiment le roi du monde.
Bon, on est pas là pour jouer les petites b..... Faut y aller!
Je repère des petites barbules sur la C14 et je me jette à l'eau (façon de parler...). Stratégie payante. Je me retrouve à faire du Saute Koudou ( version locale du saute mouton) jusqu'aux Tables.
Ciel du jour (L. Zahn)
Les conditions ont déjà pas mal évolué et les nuages à l'ouest ont déjà relativement salle gueule. Faut pas jouer avec ces choses là ici. J'annonce à Jean Marier que je fais demi-tour. Opal annonce qu'il est posé à l'aérodrome de Helmeringhausen. Laurent a déjà fait demi tour.
Je fais un joli 3800m et je me mets à zigzaguer entre les petites averses qui commencent à se former.
A 30 km du Pad, je suis devant un choix délicat. Le Rand est au soleil mais loin de la C14 et celle-ci est déjà à l'ombre. Laurent est déjà en route pour récupérer Opal et m'annonce qu'il me reprend au retour. Vendu!
video

Je repère un petit endroit sympathique (c'est pas le Ritz non plus hein...) et me pose comme une fleur. 
Repliage Namibien avec 30-40 km/h... Mais j'ai l'habitude.

Récup rapide et arrêt houblon à la toute nouvelle Roadhouse Lisbon. Que du bonheur!

8 décembre ... Bricolage et tourisme

Déjà le deuxième jour sans soleil.... Dur dur! Après avoir  rapidement épuisé les ressources touristiques de Maltahöhe Beach. Nous décidons de faire un tour dans le game park. Avant ça, petite matinée de bricolage sur l'Ulm  et l'aile de Laurent qui se voit dotée d'un tout nouvel élastique de volet anti-flutter.

Dès 15 heures, 4x4 enclenché,  Laurent, notre vigie, en position sur le toit.... En route pour la brousse.
Nous sommes prévenus, une grande partie de la faune n'a pas survécu à la sécheresse de ces dernière années. La glacière bien remplie, nous ne risquons rien de ce genre....


Quelques gnous et antilopes plus tard, "suricate" Laurent pointe le doigt sur la dune principale. Deux girafes sont entrain de dévorer un arbre et se découpent sur un coin de ciel bleu. Moment inoubliable.

Comme déjà évoqué, la CFSDPI ayant une autonomie très limitée, il est impératif de faire une pause "malt houblon" au sommet de la dune. Magnifique moment de calme et de sérénité.... 
Bon c'est pas tout ça mais les rhinos nous attendent. SAns grande surprise, nous trouvons la mère et son petit près du point d'eau. Franchement ces animaux sont vraiment impressionnants. Le soleil couchant donne des couleurs très chaudes.... Nous nous arrêtons pour admirer le spectacle.
Retour à la maison. Demain ça vole. Calme avec le gin tonic ;-)

dimanche 6 décembre 2015

Que d'aventures ces derniers jours ! jeudi matin, départ à l'aube avec Jean-Marie et son fougueux ulm pour une « chasse au gibier » ; nous sommes curieux de voire ce qui a survécu à la terrible sécheresse… nous découvrons d'abord quelques petits groupes de springboek, des gazelles sauteuses, puis les koudous, eland, gnous, et encore d'autres antilopes inconnues. Au dire de Jean-Marie les troupeaux sont moins nombreux et fournis, mais le spectacle est grandiose pour le novice que je suis. Le summum arrive avec le survol des gracieuses girafes, puis la découverte des rhinos…



Un copieux petit déjeuner, puis départ au pad où on se fait surprendre par un dust qui arrive par derrière le hangar et retourne l'ulm ! Tom prends la relève, mais une fuite d'eau fait chauffer son moteur alors que je suis à la remorque, il me fait signe de larguer… et c'est très pénalisant car chaque faux départ entame notre énergie ; ramener l'aile au point de départ, ôter les nombreuses couches d'habits trempés de sueur, recontrôler le matos et se rééquiper… le deuxième remorquage est très turbulent, je largue bas par pitié pour mon brave remorqueur qui se fait ballotter devant moi, mes camarades sont partis, je me contenterai d'un petit vol en local (bon, faut quand même pas se plaindre, ici, un petit vol en local, c'est quand même 3 heures, 4500 mètres de plafond et 100 km en triangle!)
Vendredi démarre comme dans un rève. Départ tôt, remorquage impeccable, plafond atteint en quelques dizaines de minutes, l'oxygène et la radio fonctionnent, le tuyau de la gourde est en place, je suis bien installé dans ma cabine de première classe et je met le cap à l'ouest en direction du désert du Namib en companie d'Yvan et Opal. Après 50 km, ils ont pris un peu d'avance, mais les cumulus refluent à l'est, je les vois galérer bas et bifurque au sud. C'est la cavalcade sublime, de nuage en nuage, les plafs à 4800m. les transitions à 90 km/heure, j'ai aussitôt franchi les 80 km qui me séparent des tables. Il est temps faire demi-tour et je me fais une réflexion que la réalité ne va pas tarder à démentir : aujourd'hui c'est la Namibie pour les nuls !


Effectivement un imposant cumulus me barre le chemin du retour, pas encore vraiment congestus, mais un rideau de pluie en descend. Je fais un large détour sur le rand (plateau ouest) pour le dépasser et me retrouve un peu bas sur la C14. Occupé à me refaire je n'ai pas remarqué qu'il a grossi et me ratrappe. Le vario s'emballe, je suis en mode fuite à donf, plein pot ! Je vais trop vite pour mon vieux VR, tout à coup il entre dans de terribles vibration, j'ai l'impression que l'aile à explosé, le vario est arraché de la barre de contrôle en cassant sa sécurité, je ralentis un peu le « flutter » se calme, mon aile est intacte, seule la speedbar est désespéramment vide ! Je trouve enfin une zone descendante et me pose comme une fleur au bord de la piste, sous la pluie et bien secoué ! Jean-Marie vient me chercher et me ramène sirotant une savanna bien fraîche.


Aujourd'hui dimanche, pause après six journées de vols consécutive : le ciel est couvert et un peu de repos nous fera grand bien !

samedi 5 décembre 2015

5 décembre ... Groupiert.... Enfin

Sonnez trompettes résonnez clairons! Pour la toute première fois, toute la CFSDPI est réunie en même temps en vol sur le Pad. Nous sommes même tous en radio... du pur délire ;-)

Retour en arrière:
Nos météorologues nous annoncent à nouveau une belle journée. L'objectif du jour est de voler pour une fois groupés... ça nous changera. Nous décidons de tenter Betta - Helmeringhausen - retour.
Photo de groupe

Nous montons l'aile d'Edouard pour remplacer celle, blessée, de Jean-Marie. Un petit vol d'essai se montre concluent, tout va bien.
Les affaires sont, pour une fois, rondement menées. Ralf nous fait une petite "levée de cul" avec Tom et il doit larguer. Il pose sans mal à 2 km du Pad.

video


Remorqué nickel pour moi, ça monte mais c'est très haché. Je me mets en attente sur les dunes pour attendre le reste de la troupe. Comme souvent cette stratégie s'avère un tantinet couillon et je me retrouve à compter les crottes de koudous à 300 m/sol. Quelques jurons plus tard, ça repart et nous nous faisons un joli plafond à 4700m. Opal sonne la charge... Vamos al Betta! Nous cheminons de concert en s’aidant mutuellement... un grand moment de vol libre pour moi.
Le château de Duwisib est en vue, Betta est en vue. Comme d'hab., les cums se font discrets sur le désert. Je tente une percée suicidaire mais le résultat est peu concluent et je dois revenir sur mes pas (malgré que je ne soit pas à pied...).
Je retrouve Opal qui me guide pour retrouver la pompe. Louis et Laurent nous ont abandonnés et foncent déjà vers les Tables. Va falloir cravacher pour les rattraper. Opal me fait gentiment remarquer que ma route
est un tantinet "sauvage". Même à plus de 4000m, on est pas à l'abri d'un atterrissage d'urgence et il ne faut vraiment pas trop s’écarter des routes.
Petite chaleur sur la 831 mais ça repart bien... si ce n'est que ma visière est soudainement couverte de gouttes d'eau. Oouuups, les affaires se gâtent. La situation n'a pas l'air encore trop grave mais il faut être vigilant. J'entends Laurent à la radio qui semble en difficulté (il vous le racontera lui-même...).
 Je décide de ne pas continuer et je fais un point de virage avant les Tables. Beaucoup d'ombre sur le retour, ça va être chaud!
Je zigzague tant bien que mal mais je négocie mal la dernière ligne droite et me voilà trrrrrrès bas sur la ferme Foster. Je me bats quelque minutes mais rien n'y fait.... terminus, fin du voyage.
Bon ben va falloir poser le bousin. Je repère un  beau terrain plat...ça va le faire. La tour (je brode un peu là....)  m'annonce 0 km/h de vent, ça sent l'attéro de goéland tout ça.
Effectivement, le sol défile à toute vitesse.... du caaaalme. Je me mets à courir, je poses les roues... nickel. C'était sans compter LA grosse pierre qui me bloque net .... un fusible et quelques accrocs sur le bord d'attaque plus tard, je ne m'en sors en fait pas trop mal ;-)
150 FAI, Belle journée !

vendredi 4 décembre 2015

4 décembre ... Le chaud et le froid !

Démarrage tip top. Hangar ombragé... Le luxe. Le luxe rend cependant les suricates donneurs d'alertes antidust aveugles. Résultat: un dust nous surprend et l ulm de jean Marie morfle un peu... Quille cassée. La journée commence mal :-(
Malgré ce revers, Jean Marie nous exhorte à voler quand même. Je m'y colle donc. Remorqué musclé mais correct. 
Votre serviteur... Tom comme remorqueur

Plafond à 4000 direct.... C'est de la grande main qui te satellise ça madame. Naturellement, pas de radio.... A nouveau tout seul! Départ pour Helmeringhausen, la balise du jour.

L'aller se passe comme dans un rêve ... 5000m ... Montée dans le nuage pour faire une belle image.

video

Comme d'habitude le retour est moins évident avec 15 km/h de nord plein nez. Mais bon avec des plafonds pareils et des muchos grossos cojones... Çà le fait.
Je dois dire que voler seul à de nombreux inconvénients mais a le mérite de ne pas avoir à s'occuper du Mesnier Sauvage ... Toujours dangereux... Même à jeun.

Gros point bas à deux pas du Pad... C'est pas encore dans la boîte. On sort le manuel, page "thermique de m....", et ça repart.
La suite va donner des boutons à ceux restés dans le froid .... Recherche de dégueule pour descendre.... Le bagne quoi.
150 km FAI, encore une belle journée. 







jeudi 3 décembre 2015

2 décembre, la roue tourne

La CFSPDI* au grand complet
* CFSPDI= Confrérie Franco Suisse Des Pochtrons Invétérés

Après la déconfiture d'hier, j'ai la pression. Mais à part ça, les ailes montées dans le hangar, ça vous change la vie.
Opal se dévoue pour tester la masse d'air.Elle ne réserve que peu de surprise et il se fait un fusible pour reposer quelques minutes plus tard.
Same player shoot again pour Laurent.... ooooouuuups. Ca s'annonce very musclé.
A mon tour.... Totale concentration, Cela ne se passe pas trop mal. Largué à 200m sol dans du 3 m/s, montée rapide à 4000m sur le Pad.

video

Comme convenu, je tire à l'ouest. Arrivé à la C14, 15 km de bleu pour atteindre les cums sur les petits reliefs. Bon ben gaz alors....  Des barbulettes se forment et je tente l’aventure. Ça marche et je me retrouve rapidement à la première balise. Louis est quelque part en dessous à réparer sa radio, Laurent et Opal sont en retard après des soucis au déco. Seul donc...tel est mon Destin ;-)
En route pour Beta. Je me rend compte rapidement que cela va être coton. L'ouest rentre déjà et repousse les cums à l'est. Je fonce donc sur  les Tables pour tenter Helmeringhausen.
Après un bon début, je me fait rapidement lessiver et je dois me réfugier sur le Swartrand pour profiter de l'effet du vent.
Çà marche pas mal et je peux rentrer en sécurité. Je retrouve tous mes petits camarades pour un posé sans vent, toujours intéressant pour un public malheureusement clairsemé.
Afin de profiter de l'effet didactique de la chose je vous propose celui de Louis "le fouisseur".
Jusque là... tout va bien.



Légère hésitation.... Houston ... we have a problem.

Et voilà le travail.... y'à plus qu'à planter 

mercredi 2 décembre 2015

1er décembre

C'est le rodéo sur la piste... la machine à laver est sur programme essorage et Yvan dépasse presque le remorqueur en sortie de décollage. Bien sur, quand la ligne se retend, le fusible casse et c'est le retour sur terre. J'ai plus de chance et le premier thermique m'amène en 1/4 heure à 4500 mètres ou je me retrouve... sous la pluie! C'est bien triste car il y a ici une sécheresse terrible, et cette pluie ne parvient pas jusqu'au sol, elle s'évapore dès qu'elle descend dans les basses couches surchauffées. Petite tentative à l'ouest, je reviens et me fait à nouveau satelliser dans du 8 m/s étonnement régulier, puis essai au sud, il y a de l'étalement partout, je jette l'éponge après deux heures de tentatives infructueuses pour m'échapper du bocal.
Voici la ferme, et derrière une tentative de culture.

  

A cause de la sécheresse, les fermiers importent à grand frais du fourrage pour le bétail et des animaux sauvages (gazelles, antilopes) sont attrapés et mis dans des enclos pour y être nourris et sauvés.
Le zèbre qui est ce soir dans notre assiette n'a lui pas pu être sauvé!
Pour le 2 décembre la météo nous annonce encore de l'étalement, les grandes distances attendront encore un peu?

lundi 30 novembre 2015

30 novembre, 1er vol.... De la balle :-)

1er vol sur le tout nouveau pad avec le hangar qui va bien.... La classe.
Toujours un peu d'appréhension .... Mais Jean Marie est aux commandes et c'est rassurant.


Laurant au deco sous un ciel Namibien. Pour ma part 5500m san oxygène ... Mes camarades m'ont conseillé une thérapie à base de gin tonic.... Nous jugerons des séquelles demain au petit déjeuner.


Plafond à 5500m varios à +8.... ça nous change de nos verts pâturages jurassiens ça madame!
Des étalement nous ont incités à la prudence (ça va pas durer...) est nous avons volé relativement local.

Et voilà LA grande nouveauté 2015: THE hangar of the new Burgsdorf International Airport. Plus obligés de se serrer sous la bâche de l’ancien abri à la recherche d'un hypothétique coins d'ombre, le grand luxe quoi.
Les ailes sont rangées avec les ULM.... la lutte va être serrée quand nous seront au complet, mais bon...premier posé... premier rangé ;-)

vendredi 30 octobre 2015

We're back !







Enfin chez nous. Un nouveau chat nous attend. Tulla et Savahna  sont encore parquées un peu à l'écart

 Quand je vous parle d’autonomie limitée, je ne rigole pas. En même temps, faut pas jouer avec la déshydratation. Petite bière donc à Maltahöhe chez "notre" Brian national. On touche au but...


Après un vol très agréable, nous récupérons "notre" Hilux et fouette cocher. Premier  arrêt dans le très célèbre Kalahari Bar.... Les membres de la CFSDPI ont une autotomie bien moindre que leur monture ;-) 

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Chargement du container à Stuttgart après une nuit chez Thomas.
Un peux laborieux au début sans un véritable chef d'orchestre (Jacques. ...on ne t'oublie pas...).

Mais tout fini par rentrer !

Rendez vous le 29 novembre pour le vrai debut de l'aventure 2015.

samedi 28 décembre 2013

L'aventure continue... Pour les autres :-)

Ah oui, j'oubliais... L'aventure n'est de loin pas finie et vous trouvez tous les vols de nos amis et excellents pilotes allemands et autrichiens sous:


Une deuxième vague francophone est arrivée le 29 et ça envoie déjà pas mal... Près de 500 km pour Jacques par exemple.


Le blog de HVL: http://www.hvlnamibie.com/


lundi 23 décembre 2013

19-21.12 Fin toute en douceur

19.12 XCskies annonce de très bonnes conditions avec cependant une possible dégradation orageuse.
Pas de pression pour moi, j'ai décidé de rester sur mon merveilleux vol d'hier et de m'occuper du "PC course".
Alain fait l'impasse également, seuls Louis, Opal... et la sympathique meute austro-germanique vont relever le défi.
Le ciel ne se laisse pas dompter facilement et 6 pilotes devront s'y reprendre à deux fois pour se mettre en l'air. Comme prévu, des sur développements se profilent au sud et seront fatals aux pilotes ayant choisi le parcours classique. Certains, comme Thomas Sterzing, tenteront de s'échapper en direction de Aus mais ne reviendront pas.
Louis fera prudemment demi tour et posera au Pad. 
                                          L'infatigable Louis dans ses œuvres

Opal, succombera comme moi hier aux charmes des sirènes du Namib. Le congestus sur Helmeringhausen aura raison de son rêve de triangle de 300 km mais ne pourra rien contre l'attrait du désert. Il tentera de relier Aus par l'ouest. Personne ne s'est aventuré si loin dans le désert et la mission est sans retour possible. Qu'importe, les paysages sont trop beaux.
Louis et moi le récupérons  au milieu d'un vallée perdue... heureux et souriant.

20.12 Nous emballons nos montures et les rangeons dans le container. A midi, car Two est chargée et nous voilà partis pour Sossusvlei. Cela nous fait du bien de sortir du cocon douillet de Burgsdorf et la CFSDPI a pris la décision à l'unanimité de consacrer les deux derniers jours au tourisme.
Les dunes sont toujours aussi belles et nous profitons même d'une magnifique fin de journée avec son soleil rasant... Splendide.
                                                               Sossusvlei 

                                                           Sossusvlei

Les orages grondent à l'est. Nous allons passer la nuit à Solitaire... Étape mythique et fascinante.
Nous arrivons sous la pluie. Une petite douche et nous passons à table dans la toute nouvelle lodge.
La grande classe nous attend. Serveuse charmante au petit soins, 2 entrées... Nous sommes sous le charme.
                                   Avec Opal en pleine reconversion sur Autogyre
 
La CFSDPI tient son ultime assemblée et décidé de s'imprégner une dernière fois des senteurs nocturnes du désert. L'humidité fait ressortir les odeurs de la savanne... Nous sommes bien...

Le lendemain, retour sur Winhoek par le chemin des écoliers. Toute la faune africaine est au rendez-vous.

Voilà, l'aventure 2013 prend fin. Pleins d'images et l'amitié de tous les participants resteront gravées dans ma mémoire.

Il est trop tôt pour parler de la prochaine édition... Oscar le sud african fait miroiter une aventure dans son pays... Pourquoi pas!

jeudi 19 décembre 2013

18.12 L'appel du désert

Les prévisions météo sont assez claires... C'est LA journée. Chargé de remplacer Jacques pour le briefing, je sens la motivation gagner tous les pilotes.
Nous seront 16 à tenter l'aventure... Du jamais vu à ma connaissance.
Fort vent d'Est sur le Pad, de très bonne augure tout ça. Les clous d'amarrage sont vite accaparés et je me mets prudemment en retrait. Avec un vent pareil, il faut de l'espace... Même si "lacérator" Louis est très éloigné.
                                    Quelque kilos de carbone sur le Pad.

Les premiers dust devils font leur apparition... C'est un peu la panique chez les adeptes de la promiscuité.
Reinhart, dont ce n'est définitivement pas l'année, se fait retourner sur le Dolly. Bilan: une winglet et la quille cassée. Too bad :-(
Les Cadors ont annoncé des intentions gratinées, du genre Goageb retour... 400 km, rien que ça.
La CFSDPI a d'autres ambitions. Opal rêve (avec moi) d'un triangle FAI de 300 km avec une première branche plein ouest en direction de Betta.
                     Les VR ont la queue dressée ... Prêts pour la chasse!

Je décolle en queue de peloton, Michel me pose dans un thermique jurassien. L'idée est d'attendre les autres "frenchies" pour partir groupés.
Les conditions sont "spéciales" autour du Pad et je me retrouve à 200 m/sol, cocon ouvert à fulminer. Heureusement, le petit bouton "spécial Jura" sur ma speedbar fait des miracles et ça repart. 
Jean-Marie m'apprend qu'Opal ne décollera pas, en panne de radio. Alain ne répond plus également, la fine équipe se réduit comme peau de chagrin.
"Yvan de Louis.... Suis sur le restaurant de la C14 à 3000 en direction de Betta..."  Ce vieux bourrin a encore b... tout le monde mais je suis bien content de l'entendre.
Volets à zéro, nez dans la barre de contrôle, je lance mon fier VR à la poursuite du Mesnier sauvage... une espèce fourbe et rusée, mais oh combien efficace.
Arrivé sur la C14, Louis est déjà loin. Pas de problème, je connais "parfaitement" les lieux et suis capable de me débrouiller tout seul... Il n'y a qu'à suivre le route en fait.
Contact radio: "... Yvan de Louis... Km 40, 3100m..."  Je regarde mon vario, il m'indique Km 40, 3080m.
Alarme! Tout le monde sur le pont! Les femmes et les pilotes suisses d'abord!
Rapide vérification de la poignée du parachute, ok c'est bon. Je m'attends à une attaque de Moyes imminente. La morsure de ces bêtes assoiffées de Dacron laisse des cicatrices indélébiles, je dois être sur mes gardes.
Après 5 minutes passées à scruter les environs, la tension se relâche. Fausse alerte, pas de Louis dans les environs. Ce c... c'est certainement gouré de route. Je fonce plein ouest, tans pis pour lui.
Après un1/4h de vol, le désert du Namib est en vue. Bizarre, je ne reconnais pas vraiment l'endroit...
Pas de château de Duwiseb, Betta en vue très au sud... Ouuuups, Houston ... We have a problem...
Nom d'une crotte de Koudou... c'est moi qui me suis trompé de route, je suis 10km trop au nord.
Grand coup de manche à balai à gauche façon Von Richthofen (pour faire plaisir à José et Jacques) et j'annonce à Louis, un peu penaud, que j'ai fais un petit détour touristique... Il doit bien se marrer.
                                                      Sur la route de Betta

Bref, revenons à nos Springbox. La pompe de Duwiseb fonctionne et je fais un gros plein avant de m'attaquer au désert.
La magie opère... Je devrais dire la sorcellerie... Dune... Arakis... Les vers géants... (Pour les amateurs de Frank Herbert) J'avance comme hypnotisé par la beauté des lieux.
Biiiiip.... Biiiiip..... Bippp.... Une alarme retenti dans mon cerveau reptilien, le seul qui fonctionne encore.
Je viens de perdre plus de 1000m en quelques secondes, ça sent le piège.

Je reprend le contrôle de moi-même et me résous à renoncer à l'appel des sirènes du Namib.
Re plafond à Duwiseb et je fonce sur mon deuxième point de contournement: Helmeringhausen.
Foncer est le mot qui convient. Connu pour ne pas trop m'attarder en l'air, là c'est carrément du délire total. Une confluence s'est formée devant moi et le Flytec annonce 120 km/h sol et + 3m/s... On a connu pire.
                                                        Helmeringhausen 

Tourner Helmeringhausen s'avère enfantin, même si je dois composer avec une grosse zone d'ombre.
Cap au nord pour un retour à la maison. La confluence est toujours là, même si je sens déjà le souffle du Namib commencer son travail de sape.
Fouette cocher... Les tables sont passées comme une fleur. Petit détour par le Swartzrand pour faire un beau plafond  et je me retrouve vite en vue du Pad.
                                                Les tables sous un ciel sympathique

Vent faible, c'est tout bon... Mes 5h30 de vol mont "légèrement" émoussé et me suggèrent une grande prudence.
Posé sur un petit nuage à 5m de l'abri.  C'est fini... L'adrénaline retombe.
Mon aile à peine mise en sécurité, le Roi Namib m'envoie ses salutations vespérales, un bon 45km/h... Comme pour me rappeler qu'ici il n'y a qu'un seul maître... Lui.
Heureusement, un Saint Alain du Vercors, version améliorée du Saint Bernard reconnaissable à son tonneau de Savannah, est là pour aider à replier. Louis arrive dans la tourmente mais il en faut plus pour le déstabiliser. 

Bilan: triangle FAI de 217km pour Louis et moi.

Christopher tournera Gibeon et se posera après 360 km de vol. Beaucoup feront des aller retour de plus de 200 km.

Se sera ma dernière journée de vol... Je souhaite garder les images de ce vol dans ma tête... Pour toujours.